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Wifi sur le boulevard Saint-Laurent

Dans mon jeune temps (il y a 4 ans mettons), alors que je terminais mon baccalauréat en urbanisme, nous devions préparer sur toute la dernière année, un « projet terminal ». Notre mandat avait été de présenter un plan pour revitaliser l’avenue des Pins à la suite du démantèlement de l’échangeur du même nom. Mon cheval de bataille avait été l’implantation de l’internet sans fil afin d’attirer les gens sur des Pins et contribuer à « l’économie » locale. Il s’agissait évidemment d’un support pour plusieurs autres suggestions.

Il me semblait, à l’époque et encore maintenant, que les municipalités se devaient de prendre les devants dans le dossier de l’internet municipal, en regard de la situation états-unienne où plusieurs municipalités se faisaient poursuivre par les fournisseurs d’accès pour compétition déloyale. Ma proposition de l’époque impliquait que la Ville de Montréal s’associe à Île sans fil pour implanter le wifi. L’association allait de mise, puisqu’Île sans fil avait déjà démontré sa capacité de bien faire, et qu’il s’agit d’un organisme sans but lucratif.

Ça me rappelle d’ailleurs que j’avais déjà produit un plaidoyer sur l’internet sans fil comme service public local, dans le cadre d’un cours de maîtrise. Eh hop, je le mets sur CentPapiers.

Voilà donc pourquoi, tout comme Patrick Tanguay, je trouve extrêmement décevant que la Société de développement du boulevard Saint-Laurent (SDBSL) ait plutôt décidé de s’associer à une compagnie étrangère (ILITOO NA) pour installer son réseau sur le boulevard Saint-Laurent :

« La SDBSL avoue avoir pensé à Île sans fil au moment de choisir qui allait installer le réseau sans fil sur le boulevard. L’organisme à but non lucratif a déjà des bornes installées dans plusieurs commerces de cette artère et offre aussi un service gratuit.

«Île sans fil fait un excellent travail, mais qui repose beaucoup sur le bénévolat. Nous voulions quelque chose qui soit installé de façon très ponctuelle», explique André Beauséjour, directeur général de la SDBSL. »

Il me semble que les sommes qui seront versées à ILITOO NA auraient pu servir à Île sans fil pour, justement, aller au-delà du bénévolat.

Dans tous les cas, il faut bien sûr se réjouir du fait que Montréal s’investisse enfin dans le sans fil, mais le fait de ne pas encourager les initiatives locales et de se tourner vers le privé démontre un certain manque de vision de la part de nos administrateurs.

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