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Penser les réseaux sociaux comme on pense les villes

Il y a des parallèles à faire entre les médias sociaux et les villes, explique cet ancien de Facebook. On peut donc s’inspirer de nos façons de gérer les villes.

As a society, we’ve evolved a combination of rules, norms, and design patterns that work, more or less, to rein in some kinds of terrible behavior. Those rules assume that we haven’t developed superpowers. Online, however, people do indeed have powers like cloning (bot armies), teleportation (ability to post in many places simultaneously), disguise (sock puppets), and so on. In a physical city, any single propagandist is limited by vocal stamina or wallet capacity. In the online city, the same person can post in 400 groups (of tens of thousands of people) each hour, for free. In a physical city, assuming a new identity involves makeup, forged documents, and lots of hard work. In the city of social media, it requires a two-minute signup process to make a new account. The physical city is populated by human beings. In the city of social media, you could be talking at any time to someone who is secretly a robot. In a physical city, travel takes time. In the city of social media, it’s trivial for Macedonian teenagers to assume the identities of thousands of people in a different hemisphere. In a system where the worse your behavior is, the more you’re incentivized to do it, after-the-fact punishment is doomed to fail. Luckily, we have other approaches. After all, the physical city also doesn’t solve problems by surveilling and arresting everybody. Public health campaigns and social workers can help people before it’s too late. We build public spaces like farmers’ markets and libraries to create a sense of community.

Via l’infolettre de Patrick White.

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  • En tant que société, nous avons développé une combinaison de règles, de normes et de modèles qui fonctionnent, plus ou moins, pour freiner certains types de comportements dangereux. Nous n’avons évidemment pas développé de super-pouvoirs. En ligne, cependant, les gens ont effectivement des pouvoirs comme le clonage (armées de robots), la téléportation (possibilité de poster dans de nombreux endroits simultanément), le déguisement (marionnettes à chaussettes), etc. Dans une ville physique, tout propagandiste est limité par l’endurance vocale ou la capacité du portefeuille. Dans la ville en ligne, la même personne peut afficher dans 400 groupes (de dizaines de milliers de personnes) chaque heure, gratuitement. Dans une ville physique, assumer une nouvelle identité implique du maquillage, de faux documents et beaucoup de travail. Dans la ville des médias sociaux, un processus d’inscription de deux minutes peut créer un nouveau compte. La ville physique est peuplée d’êtres humains. Dans la ville des médias sociaux, vous pourriez parler à tout moment à quelqu’un qui est secrètement un robot. Dans une ville physique, voyager prend du temps. Dans la ville des médias sociaux, il est aisé pour les adolescents macédoniens d’assumer l’identité de milliers de personnes à l’autre bout du monde. Dans un système où plus votre comportement est mauvais, plus vous êtes incité à le faire, la punition après coup est vouée à l’échec. Heureusement, nous avons d’autres approches. Après tout, la ville physique ne résout pas non plus les problèmes en surveillant et en arrêtant tout le monde. Les campagnes de santé publique et les travailleurs sociaux peuvent aider les gens avant qu’il ne soit trop tard. Nous construisons des espaces publics comme des marchés de producteurs et des bibliothèques pour créer un sentiment de communauté.

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